La plateforme d'observation par excellence
Le C-30 représentait pour son constructeur, Juan de La Cierva, un aboutissement d'études commencées en 1920. Découvreur du principe de l'autogire, l'inventeur s'était installé en Angleterre, où il mit au point ce biplace, présenté au public en 1933.
Si le décès de la Cierva, en 1936, ne permit plus d'évolutions, le C-30 représentait une machine particulièrement novatrice et fiable, dont la construction se fit aussi sous licence en France, chez Lioré et Olivier, qui avait acquis les licences La Cierva dès 1931.
Le LeO C-30 de série (objet de cette maquette) fut équipé d'un moteur Salmson 9Ne, après quelques exemplaires produits avec un AS-Genet Major I à 7 cylindres.
Le kit
La maquette se compose d'une quarantaine de pièces en plastique complétées par un moteur et une tête de rotor en résine beige. Les pièces sont finement moulées avec une structure en creux et les bavures sont peu nombreuses sur la maquette présentée, en dépit de son statut "short run". Les dimensions des pièces sont tout à fait conformes au plan publié dans Air Magazine n°3, dont le dossier est consacré à cette machine.
Montage
Il s'agit d'un des premiers appareils livrés, avec moteur britannique (collecteur des échappements derrière les cylindres). Le moteur est en résine, un peu flou de forme . Dommage , on ne voit que lui à l'avant de l'appareil. J'ai ajouté les tiges des culbuteurs, je n'ai pas eu le courage de figurer les fils des bougies.
Pas de gros problèmes pour le fuselage . Bien sûr, on détaille les postes av. et ar. selon la doc. disponible. Il y a deux stabilisateurs identiques. Ce n'est pas une erreur. L'un avait une portance positive, et l'autre négative, pour la compensation du couple moteur.
Ensemble du train un peu délicat à positionner (c'est du short run !). On arrive au rotor. Une petite pièce en résine représente la tête du rotor. Je l'ai toujours (en souvenir). Elle est bien trop faible pour soutenir les pales, j'en ai fait une autre en plastique et corde à piano.
Pour la déco. c'est celle de la boîte (LeO C30 de l'aéronautique navale). Drapeau de dérive peint à la main, le bleu des décals est un peu trop clair. Fuselage en 145 de Humbrol + une pointe de bleu.
En résumé, cette maquette, très originale, est conseillée aux amoureux des machines françaises de l'entre-deux guerres ou de la Seconde Guerre mondiale.
Robert BICCIOTTI et Hervé BRUN
Montage Robert BICCIOTTI
Bibliographie :





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