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SNECMA C.450 Coléoptère - Miku 1/48


SNECMA C.450 Coleoptère - Miku 1/48
Réf 48005

Difficulté : pour maquettistes expérimentés.
Travail de préparation des pièces et d'ajustage obligatoires.

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L'avion

Ou plutôt devrions nous dire OVI: Objet Volant Identifié ? 

C'est pour le moins ce que l'on peut appeler un engin non conventionnel, mais il faut dire que les années 50 ont été riches dans ce style de protos: SO 9000 Trident, Leduc, Nord 14500 Griffon, Baroudeur.

La palme revient tout de même au SNECMA C450 Coléoptère, avec son ancêtre le C400 P1 "ATAR volant". Le Coléoptère était doté d' un moteur ATAR E-5-V de 3700 kgp et était supposé atteindre 800km/h.

Le 25 Juillet 1959, Auguste Morel lors du 3ème vol libre et premier essai de transition horizontal perd le contrôle et s'éjecte à 15 m du sol, c'est la fin de ce projet ambitieux. Reste que la documentation est très mince sur cet avion.


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La maquette

Il s'agit de la réf. 48005 de la marque MIKU. Je l'ai trouvé par hasard chez mon vendeur de maquettes. C'est clairement très artisanal, c'est le prix à payer pour pouvoir monter cet engin pour le moins original.

La maquette est livrée dans une petite boîte en carton. La notice est simplement dessinée et succincte. La planche de décalcomanies est du même acabit, il faut dire qu'il n'y avait aucune déco sur cet OVI. La maquette est constituée de pièces en résine et en Rhodoïd pour les parties transparentes.

Le Rhodoïd n'est pas une matière que j'apprécie particulièrement, si elle est bien transparente, il faut découper délicatement et le collage est problématique. Les pièces en résine ne sont pas très belles, la gravure est pâteuse, peu régulière, rien n'est bien droit ni bien circulaire comme vous pouvez le voir sur les photos. Les jambes de train sont renforcées à l'intérieur par un axe métallique... mais je savais à quoi m'attendre puisque mon vendeur m'avait ouvert la boîte.

Montage

Il est clair que mon objectif était de faire quelque chose d'original, pas du surdétaillage. De toute manière l'absence de doc limitait par trop les possibilités, donc focalisation sur un montage aussi propre que possible. J'ai donc commencé par monter le "cockpit" tel quel en rajoutant quand même un petit brêlage. Là aussi les pièces ne sont pas bien convaincantes, tant pis. Le tout est peint en noir, siège gris clair et harnais beige.
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La première rangée d'aubes du réacteur n'est pas très réaliste, la tuyère est catastrophique. Les ailettes sont plates, pleines de bulles, et ce n'est pas du tout cylindrique. J'ai fait au mieux pour simuler quelque chose de correct en remplaçant la tuyère par un tube de même section (il semble qu'il fallait plus gros) et rajouté un cône d'hélice.

Le tout est monté tel quel, avec remplacement des vitres latérales par un plastique plus épais et plus facile à mettre en place.

Vient ensuite l'assemblage du fuselage. La gravure est moyenne, mais surtout les rivets sont figurés par des picots en relief (à l'échelle ça aurait bien fait 2 cm). J'ai donc poncé tout ça qui faisait très années 70. Les demi fuselages et demi ailes ont été poncées sur chant. Mais l'assemblage ne se fait pas sans mal et le recours au mastic est important. Notez aussi l'irrégularité du bord de fuite.



Tous les bords de fuite devront être affinés, et de nombreux essais doivent être faits, et re-usage du mastic. Il reste que tout ceci fait le fuselage ne rentre pas dans l'aile, il faut limer de chaque coté les ailettes de plus de 1mm. Fuselage et aile annulaire montés, mastiqués et poncés, on les laisse séparés pour la peinture.

Il faut maintenant s'occuper des parties vitrées. Découpage soigneux, mise en place et collage à la colle à bois. Celle-ci a l'avantage de colmater les vides, de devenir transparente et de quasiment disparaître en séchant. On verra bien une légère trace sous la peinture alu, mais il faudrait essuyer le surplus quand la colle est fluide, au risque de déplacer les parties transparentes.
coleo_agus08Donc re-mastiquage ensuite, et re-ponçage. Un dernier ponçage sera fait après une première couche d'alu qui révèle bien les défauts. Malgré cela il reste des imperfections.

Les parties transparentes latérales et inférieures ont d'abord été renforcées au papier alu autocollant, ce qui a l'avantage en plus de faciliter l'application du Maskol, la canopy a été prépeinte à la main en noir, le renfort courbe ne permettant pas l'emploi de l'alu autocollant.

Peinture

Pour en rajouter encore, j'ai créé une décoration fantaisiste d'un Coléoptère opérationnel, ce qui ne risquait pas d'arriver tel quel vu la faible quantité de carburant emportée par l'engin et le manque total d'armement. Mais bon il y a bien des maquettes de protos Allemands en 46. Partant du principe que le décollage vertical est très approprié à la marine, une déco aéronavale me paraissait adéquate. Ca tombe bien, il me restait des écussons de la flotille 14F (Corsaires).

Ensuite pour le schéma de peinture, j'ai divergé de l'idée aéronavale en appliquant une déco style Mirage IIIC du début, soit alu naturel avec motifs rouges sur les entrées d'air. Donc application pour commencer au pinceau de rouge Humbrol 174, masquage. Enfin application à l'aérographe de peinture acrylique Tamiya X11 Chrome Silver, polissage par endroits, re peinture, plus nuance au pinceau sur certains panneaux de différentes teintes Humbrol très diluées: 99, 91 et 11.

Voilà, ce fut long, le résultat est imparfait, mais au vu des données de départ et de l'originalité du résultat, je suis bien content d'avoir cet oiseau dans ma vitrine.

Laurent BEAUVAIS

Bibliographie sommaire sur le net :

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