La maquette donne l’impression d’avoir été bâclée !
Assemblage
1) Où l’on commence par les ailes : elles ont une particularité, même pas citée par les spécialistes de l’avion, qui ont écrit de gros livres sur la « bête », mais ne l’ont pas fréquentée sur les pistes...Le bord d’attaque est rectiligne et présente un dièdre négatif de 1°30’ ; le bord de fuite, par contre, à partir des ailerons de gauchissement, possède un dièdre nul. Il faudra mettre en forme le bord de fuite en conséquence.
2) D’une manière générale, les extrémités des ailes et des ailerons de profondeurs (bord de fuite des saumons) manquent de matière. Sur ma maquette, toutes ces extrémités ont été refaites dans de la carte plastique appropriée.
Il faut faire attention aux emplacements respectifs des empennages horizontaux.
3) Le fuselage est acceptable sans retouches profondes. Il y a juste à combler les lignes de structure trop profondes ; poncer celles existant en relief et tout retracer (je ne dis pas regraver) légèrement, plus tard, avec une mine de crayon H5 très pointue, sur la finition « alu ». Ne pas monter l’entrée d’air nasale à ce stade.
4-1) il faut impérativement parfaire la jonction pare-brise/fuselage (notons en passant que le plus gros défaut des maquettes assemblées et présentées sur les stands des expositions, réside dans le manque de finition à ce niveau…)
4-2) il faut confectionner la partie arrière de la verrière en carte plastique fine ; ce « carénage » est très visible sur les photos de l’avion.
4-3) il faut cloisonner le cockpit à hauteur du tableau de bord.
5) Quand le fuselage est bien sec, on en perce l’extrémité par un trou d’un diamètre suffisant pour y faire passer des plombs de pêche. Il faut monter les jambes du train principal provisoirement au Clearfix. Introduire les grains de plomb jusqu’à ce que l’avion « plonge du nez ». Reboucher le trou, monter l’anneau frontal.
6) La partie située entre le pare-brise et l’entrée d’air demande à être rendue légèrement convexe pour redonner la véritable forme à ce secteur. En effet, sur la maquette, le fuselage présente ici un léger creux contraire à la réalité. La modification est réalisée avec du mastic.
7) Les ailes se voient équipées de leurs feux de position, taillés dans du plastique transparent, puis colorés, à l’aide de feutres, soit à la peinture transparente, vert à droite, rouge à gauche.
Finition et décoration
La décoration choisie est tout simplement celle proposée par Matchbox mais sans la couleur rouge de l’arête dorsale. Il est plutôt représenté tel qu’il était à son arrivée en escadron avant peinture de l’arête rouge et des saumons.Le fini « alu » est obtenu par une couche de Humbrol Metalcoat Polished Aluminium, passé au pinceau et poncé à la poudre d’aluminium, type SNJ, par exemple.
Avant la pose des décalcomanies, cet alu est recouvert d’une couche de brillant pour sol Klir, qui a la particularité de ne pas altérer le fini du Metalcoat !!! (Extraordinaire, n’est-il pas ?)
Quand les décalcomanies sont bien sèches et lavées de toute trace de colle, nouvelle couche de Klir puis re-ponçage à la poudre d’aluminium de certaines parties du revêtement de l’avion : bord d’attaque des ailes, anneau de l’entrée d’air, tulipe de tuyère.
Certaines parties peuvent être assombries par ponçage à la poudre de mine de graphite.
Jean-Claude Mermet (texte et photos)






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