Grumman F6F-5 Hellcat 1/48
Base : Hasegawa 09135
Hyperdétail : kit Aires 4012
Décals : Model Art Decal System 48007
Difficulté : pour maquettistes expérimentés
Le kit Hasegawa est composé de 84 pièces. La gravure est du plus haut standard de la marque : en creux et très fine. Pour qui veut monter un Hellcat sans efforts, ce kit est idéal. Les formes sont fidèles, le niveau de détail est bon et l'assemblage rapide et simple.
Mais cette maquette est également une bonne base pour pousser le pinaillage et adapter notamment le kit de superdétaillage d'Aires. Ce kit permet de représenter l'avion moteur "à l'air", les baies de mitrailleuses ouvertes et un cockpit complet de remplacement est également fourni. Il est vrai que le cockpit de base est un peu " plat " comme souvent chez Hasegawa. Les pièces en résine sont superbes mais demandent un bon dégraissage et un minimum de préparation. Les carottes de moulage sont parfois très délicates à séparer. Dans ma boîte, les échappements étaient malheureusement inutilisables tant ils étaient abîmés… Un point à surveiller si vous achetez cette boite, car vu son prix, ce genre de désagrément ne plaît pas beaucoup... Une superbe plaque de photodécoupe s'ajoute à la résine pour compléter ce très beau kit.
À tout cela, j'ai ajouté la planche de décalques MADS 48007 consacrée aux Hellcat et au C-47. Aucun reproche, que des compliments sur cette feuille. Tout y est : de jolies couleurs, de la finesse, en bref : un must.
Le montage
On commence comme toujours par le cockpit. Après séparation des carottes de moulage, les pièces du cockpit Aires sont dégraissées puis peintes en Interior Green Humbrol. L'assemblage est une formalité et se fait très facilement. Les boîtiers électriques sont peints en noir et l'appuie-tête est peint à l'huile pour lui donner l'aspect satiné du cuir. Pour la patine, un jus de noir est appliqué. J'ai ensuite recommencé l'opération avec de la terre de sienne brûlée à l'huile. Quelques éraillures au Rub'n buff sont faites avec un pinceau "trois poils". La patine est achevée aux pastels pour casser le vert de la cabine. Le tout est ensuite verni pour fixer les pastels.Le cockpit achevé, il faut passer à la séance de découpage. Les parties avant de chaque demi-fuselage seront ôtées en s'aidant des lignes de structure. Le capot moteur (pièce B1) est également découpé mais pour celui-ci on tâchera de préserver la partie enlevée, elle sera utile pour la suite. Une des baies de mitrailleuses est découpée, la longueur de bande de munition semblant un peu juste pour fournir les deux baies.
On monte ensuite le fuselage et les ailes, opération qui ne nécessite presque aucun masticage. On pose ensuite la cloison principale en avant du cockpit. Son positionnement doit être très précis car elle supporte tout le bâti moteur et assure son alignement avec le reste de l'avion.
Peinture
À ce stade, je suis passé à la peinture de la bête. J'ai utilisé du bleu nuit Gunze H55 passé à l'aérographe. Le centre de chaque panneau est éclairci avec du bleu de base coupé avec du gris clair. Les lignes de structure sont ensuite soulignées avec du bleu de base foncé avec un peu de noir. On peut ensuite atténuer les contrastes avec de la teinte de base très diluée vaporisée d'un peu loin. On pose ensuite les décals pour représenter un avion de la 57S. Cette décoration présente la particularité d'avoir 6 cocardes et une ancre de dérive originale.On s’occupe ensuite des traces d'échappement. Je les ai réalisées entièrement aux pastels. D'abord la teinte terre est passée puis le gris clair au milieu de la traînée. Sachant que le vernis estompe les pastels, plusieurs passages de pastels puis de vernis seront nécessaires pour obtenir le résultat voulu.
Les sous éléments
On prépare ensuite les trains d'atterrissage en ajoutant les durits réalisées en fil de cuivre. Aires fournit de jolis compas d'amortisseurs en photodécoupe qui apportent leur touche de finesse à l'ensemble. Les roues sont peintes en noir pneu, les jantes et jambes sont peintes en bleu nuit. On n'oubliera pas d'ajouter la marque rouge à cheval sur le pneu et la jante sur chaque roue. Le kit Aires s'attarde avantageusement sur la roulette de queue et s'adapte assez facilement après un léger découpage de la pièce en plastique.Assemblage final
Les trains sont ensuite collés solidement et l'on passe à l'assemblage final. Le moteur est glissé dans la cloison pare-feu et le tout est fixé au bâti. Le bon alignement de ces parties est primordial car le moindre écart casserait le réalisme de l'ensemble : si ça ne va pas, on décolle et on réessaye ! (Je n'y suis parvenu qu'à la deuxième tentative !). On fixe finalement ce qui reste de la pièce B1 (anneau avant et dessous du capot moteur). J'ai utilisé les restes de cette pièce B1 pour mettre en forme l'armature en photodécoupe qui vient entourer le moteur. Sur cette armature viennent se poser les volets de refroidissement en position ouverte.Les dernières petites pièces sont posées et le fil d'antenne est fait en nylon très fin peint en noir et collé à la cyano.
Conclusion
Ce kit simple au départ devient bien compliqué avec le kit Aires. Cependant le résultat final permet d'obtenir un résultat qui sort un peu des sentiers battus pour peu que l'on trouve le courage et la patience de venir à bout du kit Aires. Insistons encore sur la qualité de la planche de décalques Model Art Decal System qui, de plus, fournit un avion original en proposant cette décoration de la 57S.François "Fancherello" LUBIN








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